Éducation

21 mars 2025
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Le sens de l’existence humaine et la quête du bonheur

Le sens de l’existence humaine et la quête du bonheur

Le vrai bonheur ne se recherche pas, il est le fruit de notre qualité d'être et de notre disposition d'esprit. (Image : andriymedvediuk / envato)

Notre aptitude à être heureux dans la vie est une qualité de l'esprit plaisante et bénéfique à notre épanouissement et aux personnes qui nous sont proches. Cependant, le bonheur et la quête du bonheur peuvent-ils être la réponse à la question fondamentale du sens de la vie humaine ?

Les plaisirs de la vie et le bonheur véritable 

La recherche de bien-être et de plaisir est renforcée par toutes sortes de sollicitations de notre environnement et par les suggestions de notre esprit. Le vrai bonheur serait plutôt une conséquence de notre comportement et de notre qualité d'être, de notre disposition d'esprit et de nos actions.

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Sans parler des petits ou grands plaisirs de la vie qui peuvent nous contenter plus ou moins longuement, le bonheur véritable ne peut pas être un objet de recherche, car il est intimement relié à notre gratitude et notre capacité d'émerveillement. 

Le bonheur véritable est intimement lié à notre capacité d'émerveillement. (Image : wikimedia / Angelo Brathot from Sologne-France / Domaine public)

« Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre comme si tout était un miracle. » affirmait le célèbre physicien Albert Einstein. 

En outre, le bonheur reste fragile si notre esprit n'est pas stable et se laisse facilement submerger par les émotions. Devons-nous, pour être plus heureux, suivre les cours, les stages, les livres et les méthodes vendues par les nouveaux marchands de bonheur ? 

Une recherche du bonheur amplifiant le stress et l'insatisfaction

« Depuis plus d’une décennie, des scientifiques s’interrogent sur l’efficacité de cette quête du bonheur. De plus en plus d’études suggèrent qu’y consacrer trop d’énergie est non seulement vain, mais peut même avoir l’effet inverse. Pourquoi ? Parce que cette recherche constante puise dans nos ressources mentales limitées, affaiblit notre maîtrise de soi et nous rend plus vulnérables aux tentations qui nous éloignent de l’épanouissement réel », relate un article du site Doctissimo : Et si la quête du bonheur nous rendait... malheureux ? 

Sam Maglio, professeur de psychologie, coauteur d'une étude sur ce sujet, compare cela à la fatigue mentale après une journée de travail intense. Avec sa collègue Aekyoung Kim, chercheuse à l’université de Sydney, il avait déjà constaté en 2018 que les personnes obsédées par leur bonheur ressentaient une pression temporelle accrue, ce qui amplifiait leur stress et leur insatisfaction. « Pour aller plus loin dans leur compréhension de ce phénomène, les chercheurs ont interrogé plusieurs centaines de volontaires. Ils se sont aperçus que ceux qui cherchaient activement à être heureux montraient un moindre contrôle de soi au quotidien. Autrement dit, la quête du bonheur et la discipline mentale puisent dans les mêmes ressources… qui ne sont pas inépuisables ». 

Chercher activement à être heureux peut engendrer du stress et de l'insatisfaction. (Image : wikimedia / Phee, CC0)

Ces deux chercheurs firent, avec des volontaires, une série d'expériences qui corroborèrent leur hypothèse. « La poursuite du bonheur est coûteuse en ressources mentales. Plutôt que de suivre naturellement le cours des choses, vous essayez activement de ressentir quelque chose de différent », explique Sam Maglio. 

« Alors, au lieu de traquer le bonheur à tout prix, peut-être faudrait-il simplement le laisser venir à nous. (…) En fin de compte, il semblerait que le bonheur ne soit pas un but à atteindre à tout prix, mais plutôt un état d’esprit à cultiver avec légèreté et sans contrainte. » conclut l'article du site Doctissimo. 

Quel est le sens de notre existence ?

La question qui revient, au bout de toute recherche du bonheur, c'est le sens de notre existence ? C'est-à-dire le pourquoi, le comment et l'origine du monde. Peut-être est-ce la question la plus essentielle que l'on se pose face à l'immensité, la complexité et le mystère de la vie et de l'univers. Est-ce pour vous une question plus importante que celle d'être plus ou moins heureux ? 

Même si on ne se pose pas cette question consciemment, elle nous accompagne fidèlement au plus profond de nous. Si un jour on est vraiment heureux, la question sera toujours là, et il faudra tout de même tenter d'y répondre, car elle ne nous lâchera pas. Peut-être vaut-il mieux commencer dès maintenant cette quête de sens, plutôt que de chercher le bonheur permanent ? « L'élément tragique pour l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de sa vie, mais que ça le dérange de moins en moins. », disait l'ancien président tchèque Vaclav Havel.

La question fondamentale du sens de l'existence nous accompagne tout au long de notre vie. (Image : Naypongstudio / envato)

Il est bien sûr naturel et bienveillant de souhaiter le plus de bonheur possible pour ses proches et moins proches, et même pour l'humanité entière. Néanmoins, on peut observer que, dans le monde, il y a toujours des épreuves qui surgissent, que ce soient des catastrophes naturelles ou causées par l'homme, des épidémies, des guerres. Dans notre entourage, il peut aussi se produire des accidents, des maladies et des conflits. Souvent, on ne réfléchit pas aux causes profondes de ces événements, on pense seulement aux causes les plus évidentes et on essaie de trouver des solutions pour empêcher que cela se reproduise.  

Ces calamités et ces épreuves sont-elles l'œuvre de la fatalité ? Ou sont-elles en rapport avec la relation de cause à effet, qui peut se manifester par-delà les réincarnations. Les religions taoïstes et bouddhistes parlent de rétribution karmique : le bien est rétribué par le bien, le mal par le mal. Selon cette affirmation, qui est une loi universelle observée et reconnue par les sages des traditions asiatiques, nous devrions prendre des décisions et agir dans le sens du bien pour assurer favorablement notre avenir. La liberté de faire bien ou mal dans notre manière de vivre et de nous comporter avec les autres, comme avec toute chose, est de notre responsabilité

Une quête difficile mais stimulante

Le neuro-psychiatre Viktor Frankl déclarait : « Un homme qui réalise l'ampleur de la responsabilité qu'il a envers un être humain qui l'attend, ou vis-à-vis d’un travail qui lui reste à accomplir, ne gâchera pas sa vie. Il connaît le “pourquoi” de cette vie, et pourra supporter tous les “comment” auxquels il sera soumis. » 

Nous pouvons prendre la voie d'une véritable connaissance qui accroît et élève notre conscience et notre compassion. (Image : wikimedia / Attributed to Jacopo Tintoretto / Domaine public)

En reconsidérant sérieusement les qualités humaines de vertu et de moralité, cela pourrait être le début d'une quête surprenante et bouleversante sur une voie spirituelle, un chemin vers d'autres réalités essentielles. Cette quête peut être difficile, mais elle est stimulante par ce qu'elle nous révèle et que nous étions incapables de concevoir, et par les compréhensions profondes qu'elle engendre. S'engager sur ce chemin, c'est redonner tout son sens à notre existence.

Si nous sommes importunés par le flot incessant des actualités du monde ou par le désagrément des confusions et des incompréhensions, il est peut-être temps de nous recentrer sur l'essentiel. Nous pouvons prendre la voie d'une véritable connaissance, celle qui accroît et élève notre conscience et nous rend proche et compatissant envers tout être.

Auteur Albert Thyme
Source : https://www.visiontimes.fr/tendance/opinion/le-sens-de-lexistence-humaine-et-la-quete-du-bonheur
 

Commentaires · 1

Guest 1743081208251
0/2000
Ludi indigo

Ludi indigo

Il y a 3 jours
👍

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